Je parle des hommes bien sur.
Pourquoi les aimons nous autant?
Pourquoi les détestons nous parfois?
XX et XY.
Nous ne venons pas plus de mars que de vénus,
mais de la la planète
TERRE.
Il parait que 20 chromosomes nous différencient.
Sommes nous si étranger l'un à l'autre?
Si ce n'est que nos différences, font la richesse de la relation.
Leurs petits "travers" masculins remplissent parfois mon âme de béatitude faite d'étonnement.
Car, si j'ignore ce que vous aimez en "lui", moi je m'épate toujours et encore de comportements
d'une logique implacable...pour lui.
Eux, nous trouvent compliquées, je me demande pourquoi car je leur retourne l'adjectif.
Car, messieurs, voici un sujet ô combien mal vécu par de nombreuses femmes.
Votre silence.
Tous, ne sont pas ainsi, mais parfois "l'homme" se "mure" littéralement.
Leur facilité à l'évitement me surprend encore et toujours,
certains thèmes semblent tabous, dérangeants, pour eux, et si limpides pour nous.
Comprenez
que les complications découlent inévitablement de telles attitudes.
Courage fuyons, semble la devise de nombreux hommes quand ils décident
que le sujet les ennuie, que parler ne sert à rien...
Seriez pour certains d'entres vous de ténébreux égoïstes?
Quelque soit le thème du débat, ils refusent justement de débattre
afin d'éclaircir certains points de désaccords.
Mais,
nous le savons toutes pour l'expérimenter, la fuite de "monsieur"
déclenche notre colère, nous restons sur nos "mots" qui très vite
se métamorphosent en "maux" et émotions
volcaniques pour certaines.
Quand le silence devient un mode
de vie, celle-ci se colore de non-dit, semant dans la relation
quiproquo et souffrance.
Ils désertent face à notre "besoin" de comprendre.
Oui, "besoin" car la femme en général "ressent"
le dialogue comme le ciment de l'entente, enfin
l'un des facteur important.
Vous vous heurtez à des propos du style:
"ce n'est pas le moment"
" je n'ai pas le temps"
"on en reparlera demain"
"ce n'est pas grave" etc...

Lorsque comme cet animal solitaire, et en voie de disparition, ne l'oubliez pas,
vous vous déguisez en "ours", l'agacement s'installe.
Messieurs, comprenez que chez certains d'entre vous, la fuite
permanente du dialogue, déclenche chez l'autre l'envie de fuir, vous fuir, pour être
plus précise,un sentiment de solitude
s'installe chez la femme, ainsi qu'une sensation d'impuissance,
car comment comprendre l'autre, s'il n'exprime rien?
Dans la récurrence, ce comportement évitant, à la limite de l'antisocial,
fait douter des sentiments, car sachez le une femme "vit" le
manque de dialogue comme du "désamour".
La complicité, l'échange, l'harmonie ne peuvent s'épanouïr dans
une relation à communication unilatérale.
Conseil:
"Éviter de reproduire le vieux schéma familial du père muré dans le silence".
J'entends souvent cela chez mes patients...
Il est un peu "simplet" de vous cacher derrière l'image de papa
pour fuir ce qui vous dérange...
Mais pourquoi cela vous gêne -t-il de "PARLER"?
Écouter exige -t-il de vous un effort surhumain?
La parole est un outil de séduction, apte à désamorcer tant de petites choses
anodines que vos silences transforment en énormes conflits.
Mesdames,
comprenez que pour certains le silence est réellement d'or, mais que les actes
remplacent les mots, soyez indulgentes avec ce type d'homme,
à défaut d'exprimer il montre et donne leur attention.
Ces hommes là connaissent le poids des mots, utilisés
après réflexion, ils vous écoutents peut être plus
qu'ils n'expriment.
Nous sommes loin du profil "ours".
Nous vous aimons dans un silence révélateur de votre sensibilité,
de votre douceur, votre compréhension, lorsque ce silence se partage
dans des instants de complicité.
sculpture de Camille Claudel
Nous vous détestons dans un mutisme "lourd" de conséquences
chargés d'incompréhensions.
Ce silence ressenti très différemment selon la personnalité de l'autre.
Pour certaines, la colère et la hargne, pour les autres
un sentiment de dévalorisation ou de tristesse, les émotions face
à l'attitude fuyante du partenaire sont fortes et déstabilisantes.
Messieurs,
exprimez vous ici, dans quelles catégories de communicants vous classez vous?
Êtes vous un silencieux maladif, un bavard en société,
un homme à l'écoute, dialoguer avec votre partenaire vous semble t-il vain?
Racontez vous.
Lorena
Ps. Je reprends bientôt les messages sur la dépendance affective.
2 commentaires:
Bonjour Lorena,
Étant le premier à répondre, j'aimerais en profiter pour tenter de défendre la gente masculine :-)
J'espère tout d'abord ne pas ressembler à ce tableau assez noir (mais je vais mener mon enquête auprès de ma femme dès ce soir) et tiens à préciser plusieurs points évoqués :
1)La fuite
Un adage dit quelque chose comme "fuis elle te suit, suis elle te fuit", c'est quelque chose que j'ai entendu très jeune et qui m'a beaucoup marqué. J'ai eu l'occasion de m'apercevoir que tout n'était pas aussi simpliste que ça, et je pense que pas mal d'hommes gardent toujours ces mots à l'esprit. Qui n'a pas entendu de son père "ce sont les hommes qui portent la culotte" ou "ne te laisse pas mener par le bout du nez" et souvent avec le sous-entendu "ne te fais pas avoir comme moi" ?
Cela encourage, selon moi, cet égoïsme sentimental et les dérives que cela engendre, comme le "mutisme ménager".
Je crois que se taire et faire mariner sa femme peut être au mieux un moyen de montrer que nous portons la culotte et au pire une basse vengeance affective. Le véritable problème est, comme tu le dis, lorsque le silence est chronique.
2)La parole
On dit que les mots blessent et que le silence tue ! Comme quoi il vaut mieux dire une méchanceté que ne rien dire du tout, oui mais ce n'est pas toujours facile de blesser celle qu'on aime.
"La parole est un outil de séduction" certes, mais dans ce cas, on cherche à faire plaisir à sa compagne, on "l'entourloupe", on la berce de rêves pour obtenir ce qu'on veut, elle. Mais si ce qu'on a à dire risque de la blesser, ou de lui faire plus de mal qu'on ne le voudrait. Encore mieux, ce qu'on doit dire nous blesse nous, pauvres hommes ? Dans ce cas le pas à franchir risque d'être difficile, et au plus on attend au plus ça le devient.
Je crois que la solution ne peut pas venir de l'homme, ni même de la femme. Je pense que dans ce cas, et quand c'est encore possible, chacun doit faire la moitié du chemin et y aller doucement.
3)Les actes
"les actes remplacent les mots, soyez indulgentes avec ce type d'homme, à défaut d'exprimer il montre et donne leur attention."
C'est encore la même question : doit-on nous juger sur nos actes ou nos intentions ? Il ne faut pas oublier que nous autres sommes tactiles alors que vous autres êtes plus cérébrales. Peut-être que votre homme donne beaucoup de sa personne pour vous et qu'en retour vous l'assommez de mots.
Mon conseil pour clore mon commentaire : mesdames, à trop vouloir faire parler votre homme vous en oubliez peut-être de l'écouter. Simplement, il n'a peut-être pas le même langage que vous, et comme je le dis souvent : quand on pose la bonne question, on a la bonne réponse.
Pour ce qui est de la question posée en fin d'article je me classerais dans la catégorie "bavard en société" et j'espère aussi "homme à l'écoute", mais là ce n'est pas à moi de le dire.
Bonjour Clément,
Merci pour ce long message dénotant une certaine connaissance du sexe opposé, le regard d'un homme "moderne", semblant ouvert à la communication..sauf dans la blessure infligée à l'autre.
Pourquoi?
Vous avez raison sur la diffulté qu'ont certaines femmes à exprimer leurs besoins, envies.
Attendre que monsieur comprenne,agisse sans jamais en faire la demande, relève de l'utopie, comme d'attendre que l'autre change..
Je crois Clément que les actes priment sous condition qu'ils soient en adéquation avec les paroles.
Continuez à être "un homme bavard", l'écoute ouvre toujours vers des possibles.
A très bientôt sur la chronique .
Lorena
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